Plus ou moins désirable en été (où l'on craint son penchant baba cool pachydermique, en dépit de son récent statut de must have), le sarouel d'hiver, gagne en casualité extra chic...
Hors podium, qu'il soit en cuir souple ou en simple drap de coton, devient ainsi l'une des pièces phares d'un look faussement sage, empreint d'une élégance nonchalante et déjouant la morosité d'un ensemble classique. Celui-ci se porte en lieu et place du traditionnel slim noir ou du pantalon fuselé, qui sont d'ordinaire les corollaires du trio tee-shirt loose/petite veste ajustée/talons aiguilles qui fait fureur sur les lianes parisiennes.
Par ailleurs, afin de gommer toute réminiscence pseudo-ethnique, on conjugue cette pièce néo hype avec une extrême sobriété, et on ne la porte qu'en version charbon. De plus, ayant été souvent trop près du point de non-retour fashion (pour cause de dress code non adapté), le sarouel d'hiver ne souffre plus que les souliers très haut perchés, qui seront d'ailleurs la seule fantaisie qu'on lui autorisera.